Eclats d'âme
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Parcours « Les dix éclats »· étape 1/5
J’aimais la vie. J’avais ce petit grain de folie et cette joie de vivre qui me permettaient de tenir en équilibre sur le fil, toujours un peu instable, légèrement désaxée… Et c’était là, dans ces instants d’équilibre précaire, que se révélaient mes éclats d'âme…
Éclats d'Âme
Moment Hors du Temps
J’ai traversé plusieurs épreuves, qui m’ont marquée à jamais, l’une d’entre elles a laissé une empreinte profonde sur mon être.
Amoureuse passionnée, quand j’ai dû faire le choix de renoncer à l’amour de ma vie qui était déjà engagé ailleurs. Lorsqu’il a fallu ME choisir, j’ai mis un terme à notre relation. Il a été à la fois mon plus grand amour et ma douleur la plus profonde, surtout lorsque j’ai appris que j’attendais des jumeaux, dont j’ai dû me séparer dans un contexte déchirant.
Cette épreuve m’a plongée dans une profonde douleur et une désolation accablante, telle que la flamme qui m’animait au quotidien n’était plus qu’une étincelle vacillante. Mais, comme toujours, le temps a fini par faire son œuvre.
Il est des joies, des peines, des deuils, des seuils, des moments déchirants et poignants qui sont en moi depuis si longtemps que je me suis habituée à leur présence. Ils peuvent s’éclipser, mais finissent toujours par revenir. Peut-être est-ce là le secret : s’attendre à leur retour avant de ressentir que tout s’effondre, que le sol se dérobe sous nos pieds et que notre monde commence à trembler. Leur présence n’est pas vitale pour ma survie, mais elle me permettait de relativiser, de trouver la paix après la tourmente, le bonheur après la douleur. Ils agissent comme un miroir reflétant les deux mondes entre lesquels je vacille.
Qu’on s’entende bien, je ne cherche pas le chaos et je tends même à fuir le conflit, mais je découvre du sens dans l’adversité, de l’espoir dans l’obscurité, du courage dans l’abandon, et une renaissance dans la vulnérabilité. Là où siège la douleur, une partie de mon cœur s’y trouve : j’y découvre des éclats de lumière, des éclats d’âme au sein des ombres les plus profondes.
Tous ces sentiments, ces dépassements, ces combats se révèlent à moi de la manière la plus intense, la plus dense, la plus vive possible. Vivre double, vivre dédoublée, peut-être est-ce là mon mode de fonctionnement : traverser les épreuves et dire « j’ai survécu, maintenant je choisis de VIVRE
Dans le cheminement vers la guérison, il arrive qu’on se sente perdue quant à sa place sur cette terre, déboussolée lorsqu’on réapprend à vivre. Il faut réussir à retrouver sa liberté tout en respectant et en n’empiétant pas sur celle des autres, un exercice difficile mais ô combien enrichissant et stimulant. J’ai affronté des tempêtes déchaînées, mené des batailles épiques et surmonté des défis qui m’ont forgée.
On me perçoit comme une femme débordante de joie, pleine d’humour, d’autodérision et de sourires, embrassant chaque instant de la vie avec intensité, comme si la vie m’avait préservée. Moi, je pense que c’est le contraire : c’est justement parce que je n’ai pas été épargnée, parce que j’ai une part d’ombre, une âme vulnérable et marquée, que je choisis de vivre en cultivant des ondes positives.
Passion et Energie
J'aimais le feu avec une telle intensité que rien ne pouvait l’éteindre, l’étreignant jusqu’à ce qu’il me consume. J’aimais l’amour avec une passion si dévorante qu’il en devenait une plaie ouverte, une douleur douce et brûlante. Et la vie, oh, la vie, je l’aimais jusqu’à en frôler la mort, chaque souffle se transformant en une danse frénétique. Moi, je n’étais pas raisonnable, j’étais empreinte de folie, une ardente exploration des extrêmes, où chaque battement de cœur était une promesse d’embrasement.
Depuis plus de cinq ans, j’ai choisi de renoncer aux affres de la passion physique.
Asexuelle, direz-vous ? Pas du tout ! J’ai choisi de faire vœu d’abstinence.
Ma libido est une force ardente, vive et impétueuse, difficile à dominer, mais que j’apprends à maîtriser. C’est dans cette gestion que je trouve mon équilibre, que je suis dans le contrôle : contrôle sur moi, sur mon corps et sur ces pulsions brûlantes, lancinantes, perçantes qui m’habitent au quotidien. C’est une frustration, presque affligeante, une douleur persistante, sourde et omniprésente. Mais on s’habitue à cette douleur, et lorsqu’elle semble disparaître, une légère douleur résiduelle revient pour me le rappeler : c’est intense, c’est un rappel à la vie !
Si je décidais de chercher un partenaire à l’heure d’aujourd’hui, ce serait quelqu’un qui est capable de cerner qui je suis, de faire preuve d’intelligence, d’espièglerie, de savoir jouer avec les mots, avec moi, de contrebalancer ma complexité, de s’amuser avec mon énergie intérieure et extérieur, partager une passion intense et vertigineuse, de me plonger dans un tourbillon d’émotions aussi fortes à éprouver que légères à porter.
Je ne recherche plus d’aventures éphémères et dénuées de sens, mais quelqu’un qui éveillera en moi des sensations sincères, des sentiments profonds. Avant de succomber aux plaisirs charnels, il doit comprendre que je suis un d’enchevêtrement où passion et sagesse cohabitent.
Avec un besoin qu’il me désintègre, me dépossède, me désincarne et me submerge, envahie par une ivresse réciproque, écrasante et puissante. Avant que nous cédions à la douceur, à la tendresse et à la délicatesse.
Cette combinaison entre passion et douceur, révélée à l'image du soleil brûlant ou d'une brise légère, représente l’apogée de la connexion spirituelle et sensuelle, dans un corps à corps authentique et nuancé. En perdant totalement le contrôle et en s’abandonnant entièrement à l'autre.
En moi, la chaleur émotionnelle brûle comme un feu ardent ; il suffit de s'approcher de trop près pour se brûler. Chaque relation, chaque personne ayant tenté de s’approcher a compris à ses dépens que je suis un esprit libre, sauvage et indomptable, tentant sans succès de saisir l’ampleur de mes contradictions et des paradoxes qui m’habitent. Je déborde d'une énergie vive, non matérialiste, préférant les petites attentions qui témoignent des moments partagés, des fous rires échangés et d’une écoute sincère.
Suivre le rythme à mes côtés n'est pas donné à tout le monde ; il en faut de l’énergie pour tenir la cadence. Il faut saisir l’importance de mon besoin d’espace, de solitude, de connexion, de sociabilisation, de rire, de larme, de mourir à petit feu et de renaître, de bras qui me serrent tellement fort que je ne me sente plus seule, ainsi que toutes ces oppositions…
Lorsque nos chemins se séparent, ceux qui sont partis, qu’ils l’aient voulu ou non, aspirent souvent à revenir. Je ne suis ni la femme d'une vie, ni cette femme avec qui construire une existence ordinaire.
Je suis de celles qui te font vivre des moments incroyables, insoupçonnables et libres.
Je suis de celles qui te poussent à poser mille questions, à remettre en question tes convictions et te stimulent à te surpasser, le genre de femme qui s’émerveille pour un rien et qui trouve de la beauté dans toute chose. Je pense comprendre la nature humaine dans toute sa complexité, j’accepte les gens comme ils sont avec leurs passés, leurs vécus, leurs histoires. J’aime rencontrer des gens qui fonctionnent différemment, j’aime la richesse des interactions… Je suis de celle qui, en étant elle-même, t’inspirent à devenir la meilleure version de toi-même.
Et c'est là, oui, c’est là, que commence la véritable épreuve : il n'est pas donné à tout le monde d’avoir les épaules assez solides et assez larges que pour traverser la vie à mes côtés et affronter ce tourbillon, ce vertige.
Mais tout cela, c'est si je devais rechercher quelqu'un ; moi, j’ai pris un autre chemin… J’ai choisi une vie où je ME suis choisie !
Apprentissage de la Vie
Je laisse la vie me guider, ma plume capturant chacune des émotions qui me transpercent et me bousculent. Vibrer au rythme de l'existence m'a appris que la clé réside dans l'art d'embrasser pleinement chaque instant, tout en sachant quand lâcher prise et se laisser porter.
La douleur et la tristesse, bien que des compagnes familières, ne sauraient éclipser la joie, les sourires et l'humour qui restent des alliés précieux illuminant ma vie. J'aspire à apporter un peu de cette lumière avec ceux qui m’entourent.
Dans la nostalgie, je découvre la beauté de la poésie. Cela me donne l'impression d'avoir chéri des moments précieux et mémorables à jamais.
J'ai affronté les défis du deuil, de la perte et du chagrin, tout en cultivant une intime familiarité avec la gratitude et la joie de vivre.
J’ai une soif insatiable d'explorer, de découvrir et d'apprendre. Je crois fermement que chaque expérience a un sens et que la vie a encore des choses à m’offrir.
Lors de mes périodes de doute et de déprime, où l'obscurité pesait sur moi, ma foi en la vie, en l'avenir et en des jours meilleurs m’enveloppait dans une bulle de réconfort. Peu importe si j’étais à genoux, j’étais intimement convaincue que de meilleurs jours finiraient bien par arriver. Je me disais : peut-être pas demain, peut-être pas dans une semaine, peut-être pas dans un mois, mais ils viendront. C’est alors que commença l'ascension vers la lumière.
Aujourd'hui, à présent, je peux affirmer avec certitude que la vie m'a donné raison.
Deuil et Perte
Le deuil m’a frappée de multiples manières. La première était vers l’âge de 13 ans lorsque j’ai appris par la presse que mon amie Kimberley avait été assassinée de 19 coups de couteau. Le monde, mon monde suspendu entre l’enfance et l’adolescence, s’est brisé en mille morceaux. Cet événement tragique a profondément marqué ma vie et a eu un impact sur ma construction personnelle. L’enterrement a été particulièrement éprouvant, le souvenir de sa mère se jetant sur le cercueil, réclamant le retour à la vie de sa fille, est gravé dans ma mémoire…
Partie de chez moi à l’âge de 16 ans, je me croyais prête à affronter le monde… Je ne me considère pas particulièrement intelligente, du moins pas dans le sens traditionnel du terme. J’ai appris à l’école de la vie. Les expériences précieuses et les choix souvent mal éclairés m’ont permis de comprendre la vie d’une manière tellement différente, de façon si unique…
Les relations sentimentales ont toujours été pour moi une source de joie et de douleur simultanées. Quand tout allait bien, j’étais sur un nuage, illuminée par le bonheur. Mais dès que la tempête se levait, je plongeais dans un abîme sans fond. Les ascenseurs émotionnels ont toujours été difficiles à gérer… Je ne m'attarderai pas sur les violences physiques que j’ai subies de la part du père de mon fils. Depuis, j’ai fait le choix de pardonner. Je crois fermement au pardon, la colère et la haine blessent davantage ceux qui les éprouvent, que ceux à qui elles sont destinées.
Être reconnaissante envers la vie et les personnes qui m'entourent m'encourage à être actrice de chaque instant, oscillant avec enthousiasme entre l'exploration de mon univers intérieur et la découverte du monde réel. Mon fils, Noah, même s’il n'était en rien tenu de jouer ce rôle, m’a sauvée. En cherchant à le protéger à tout prix, je me suis sauvée moi-même. Combien de fois ai-je eu envie d’abandonner, de tout éteindre, d’appuyer sur le bouton « off » pour faire disparaître cette douleur ? Je ne compte plus les moments où les émotions extrêmes m’ont dévorée à petit feu, me faisant parfois basculer, où je me suis demandé « pourquoi ? » ou « à quoi bon continuer ? ». La vie devenait trop lourde, trop difficile à supporter.
C’’est dans les petites choses du quotidien que j’ai trouvé la force de me relever : le chant des oiseaux, le sourire de mon enfant, l’éclat de rire d’un inconnu, la mer déchaînée, l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, la sensation dans l’air après un orage et le soutien indéfectible d’ami(e)s pour la vie. Ce n’était pas la vie qui était trop lourde, mais le poids des rancœurs passées, des injustices éprouvées, de la tristesse face à l’incompréhension, de la perte d’êtres chers et de la colère liée aux atteintes à mon intégrité morale et physique. En reprenant le contrôle de tous ces éléments, j’ai retrouvé ma voie…
J’ai un tatouage sur ma peau qui en témoigne. Plus qu’une simple marque, il incarne mon voyage intérieur, ma résilience et ma victoire sur les épreuves. Chaque ligne, chaque courbe raconte l'histoire de ma lutte et de ma renaissance, symbolisant la manière dont je me suis réapproprié mon corps et ma vie, transformant chaque cicatrice en une partie intégrante de mon identité.
Devenu un élément central de mon être, ce tatouage me rappelle constamment ma force et ma capacité à surmonter les obstacles. Il incarne l'idée que, malgré les blessures et les défis, j'ai su créer une harmonie entre mon passé et mon présent.
C’est une déclaration visible de ma capacité à m'affirmer, à prendre le contrôle de ma propre existence et à célébrer la personne que je suis devenue. Il est un reflet profond de mon essence : de celle que j’étais, de celle que je suis et de celle que j’aspire à être.
Une Nouvelle Étape
Je suis en quête du moi « intérieur », cherchant à comprendre mon rôle et ma place dans ce monde. Je suis convaincue que le monde est façonné de manière unique, que chaque chose a un sens et une raison d’être. Bien que je n’aie pas la vie rêvée, je l’aime profondément.
Elle est authentique, drôle, belle et joyeuse. Oui, il faut se battre pour elle, pour accepter toutes les épreuves qu'elle nous inflige. À 37 ans, je me retrouve à la croisée des chemins entre l’expérience d’une vie pleine et l’innocence d’une âme encore émerveillée par le monde. Même si j’ai dû grandir trop vite et que les choses ne se sont pas déroulées dans l’ordre habituel, ce contraste m’offre une perspective unique, mélange de sagesse ancienne et de fraîcheur spontanée.
J’ai l’impression d’avoir vécu mille vies, mais je sais qu’il m’en reste tout autant à vivre. Je n’ai pas fini d’apprendre, de découvrir et de vivre tout simplement. Chaque choix que j’ai fait m’a conduite à des situations complexes, mais j’en ai tiré des leçons précieuses. J’ai appris de chaque expérience. La vie m’a enseigné que le déni est une douleur en soi.
C’est en acceptant les faits et en choisissant de porter et d'assumer la responsabilité de ses choix, que l’on trouve ce sentiment, ce petit quelque chose de profondément libérateur, de salvateur même. C'est une douce renaissance où chaque décision prise devient l'essence même de notre existence.
Ce n'est plus une croix à porter, mais une part intégrante de notre être, une source d’inspiration, une raison pour s’améliorer et de croître. On s'accommode de ces choix avec grâce, et ils deviennent une force motrice, une célébration de notre liberté et de notre capacité à façonner notre propre destin, notre perception et notre réalité pour en tirer les leçons nécessaires.
Assumer ses choix, qu’ils soient bons ou mauvais, permet d’interagir avec la vie et tout ce qui m’entoure de manière plus entière, plus vivante, plus réelle et plus juste.
Chaque jour est une opportunité de rire, de grandir et de savourer la magie de l'existence.
L'humour et la joie trouvent leur place même dans les moments les plus sombres, et c’est cette capacité à voir la lumière qui me guide. Je profite de chaque instant, avec un sourire et un cœur ouvert, prête à embrasser tout ce que la vie a encore à m'offrir.
Car, en fin de compte, ce qui sera le plus important lorsque nous partirons, ce seront les marques d’amour que nous aurons laissées.
La Quête de la Confiance en Soi
La confiance en soi est un voyage façonné par nos expériences et émotions. Elle commence dès l’enfance, lorsque nous établissons nos premiers repères et perceptions personnelles. Je suis convaincue que la confiance en soi se forge à cette époque et se développe à l'adolescence. Mon parcours personnel, marqué par une culpabilité écrasante et une résilience tenace face aux défis, m’a appris à avancer malgré un sentiment persistant de ne jamais être à la hauteur, ce sentiment d’insuffisance, presque comme une vieille habitude difficile à défaire.
Je dois enfin réussir à trouver la force de me pardonner pour mes erreurs passées... Je crois que c'est là que réside mon manque de confiance en moi.
Cette quête de confiance révèle et met en lumière des contradictions : une insécurité sous-jacente persiste malgré mon désir intense de prouver ma valeur. Je n’aime pas la personne que je suis, mais j’aime la personne que je suis devenue… Paradoxal n’est-ce pas ?
En ce qui concerne l'amour, j'ai choisi de me concentrer sur mon propre parcours.
Depuis, je ne cherche plus à séduire ni à être séduite, et cela m’a libérée.
Je m’éloigne lorsque l’environnement dans lequel je me trouve ne me convient pas. Je me retire quand je sens que je ne suis pas à ma place et je fuis les lieux où règne le manque de respect, où les gens se déchirent. Je m’éloigne de ceux qui piétinent mes fragilités et ne respectent ni mes silences ni mes absences.
J’ai l’intime conviction d’être pleine de facettes, souvent en conflit avec moi-même.
Cette dualité n’est pas une faiblesse, mais une force, je m’en rends compte.
Elle témoigne de ma capacité à ressentir profondément, tout en étant à la fois vulnérable et résiliente.
Ce décalage entre ce que je suis, ce que je sais et ce que je ressens est peut-être source de confusion tant pour moi que pour les autres.
La confiance que j’affiche dans des domaines que je maîtrise est souvent perçue comme un signe d’assurance. Pourtant, il y a bien plus de complexité et subtilité qu’il n’y paraît, oscillant entre assurance réelle, assurance feinte et conscience de soi.
Jusqu’au jour où vous parvenez à mettre des mots sur ce qui coûte si cher à votre bien-être : l’idée constante de ne pas être assez… Ou peut-être parfois d’être « un peu » trop.
Chaque nouvelle situation devient un terrain d’apprentissage, un test de ma capacité à équilibrer mes forces et faiblesses.
Ce contraste se manifeste entre la perception que les autres ont de moi et la réalité de ma personnalité. Ma présence semble apporter joie, rire et authenticité. On me décrit souvent comme spontanée, naturelle et entière, ce qui est réconfortant, car cela résonne profondément chez les personnes qui m’entourent.
Je suis parfaitement consciente que la manière dont je me perçois peut différer de l’impression que je laisse.
Dans le domaine personnel et professionnel, lorsque j'arrive dans un environnement inconnu, j'ai tendance à adopter une attitude réservée, prenant le temps d’observer les âmes qui m'entourent pour comprendre ce qui les façonne et quelle est place que je peux y occuper. Une fois cette phase passée, je me révèle pleinement. Ma réserve laisse place à une personnalité spontanée, débordante et authentique, dévoilant et assumant qui je suis vraiment.
Après avoir traversé toutes ces vies, je ressens le besoin d'équilibrer la balance entre mes pensées profondes, dures et compliquées, et ce désir de légèreté que l’on trouve dans les banalités, les rires, les éclats, les fous rires, l’humour, l’autodérision… Rire de soi est essentiel pour moi. Il faut se connaître, se reconnaître et apprendre à vivre avec l’être complexe qui vit en nous : l’enfant meurtri, l’adolescente abîmée, l’adulte névrosée, l’âme écorchée. C’est cette capacité à rire de soi qui me fait aimer la vie d’autant plus.
En fin de compte, la quête de la confiance en soi est un voyage intérieur complexe. Il s'agit de trouver un équilibre profond et de reconnaître sa propre valeur intrinsèque. Chaque jour représente une opportunité pour cultiver cette confiance, pour accepter et célébrer pleinement qui je suis, au-delà des doutes et des contradictions qui façonnent l’être. Ce manque de confiance me pousse me dépasser sans cesse, à repousser mes limites et à chercher constamment à évoluer, en étant exigeante envers moi-même.
J’apprendrai à laisser le temps au temps, à me donner du temps, même je ne suis pas certaine d’y parvenir. Il y a une urgence en moi, une urgence face à la vie, aux situations, à tant de chose. Je vis dans une urgence permanente… Qui ne me laisse aucun répit. Mais c’est comme cela que je vis.
C’est tout un apprentissage que de rejoindre la vie qui nous va… Peut-être celle de toute une vie.
Conclusion
Je fais ce que je peux avec ce que je suis, façonnant ma vie à travers mes contradictions. Ma force réside dans ma capacité à naviguer entre passion et abstinence, entre joie éclatante et douleur silencieuse, entre force indomptable et vulnérabilité douce. J’ai accepté ma dualité intérieure, c’est dans ces paradoxes que je me retrouve véritablement, oscillant entre le besoin de solitude et l’ivresse de retrouver ceux qui illuminent mon monde, tout en aimant la vie.
Comme un compagnon fidèle mais éphémère : le temps d’une vie sur Terre.
Moi, j'aimais la vie, savourant la chaleur du soleil caressant ma peau, le souffle du vent sur mon visage, et dansant sous la pluie, accueillant chaque goutte comme si elles étaient une déclaration d’amour à l’existence. Je forme un tout avec ces petits riens, car ce sont ces petits riens qui composent mon tout.
Toutes ces palettes d'émotions m’embrasent, me transcendent, me dévorent, me poussant à vivre intensément, à aimer profondément : chaque moment, chaque personne, chaque éclat, chaque fragment de vie.
Alors je dis oui, Oui à la vie !
SoWatt
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« Je test la zone commentaire. Premier test que je lis de ce parcours. Tu te révèles et je découvres des choses que je ne connaissais pas forcément de toi. Je trouve que ça part bien sûr le thème d’Eclat d’ame et qu’il y a une bonne découpe. Juste dommage que vers la fin du texte, tu ne fasses pas un lien avec justement le ou les éclats d’âmes que la a façonnée en toi. »
Nicolas · aujourd'hui